Pour s'y retrouver. Vous trouverez sur cette (bien longue) page...
Tous les "vieux d-marcheurs", "neo d-marcheurs" et "futur d-marcheurs" sont invités à lire ces réflexions en cours et à les annoter, commenter et discuter (ici, si possible).
Si vous ne vous sentez pas à l'aise avec l'édition de pages web sous ce "wiki", vous pouvez...
invitation collective à réfléchir le Collectif (5 juin 2008)
Le 5 juin 2008
par Laurent, Christelle, Cathy, Yannick et Bastien
Bonjour à toutes et tous,
Nous sommes déjà à moins d'un mois de la Démarche 2008... au cas où vous auriez perdu votre agenda (si vous en avez un ;0))...
Depuis le mois de janvier (début des rencontres de la Démarche 2008), beaucoup d'entre nous parlent d'une marche "autogérée" par un certain "collectif" de la Démarche... Certains (Christelle et Yannick) ont tenté de réfléchir à ce que sont vraiment ces histoires d'autogestion et de collectif dans l'idée amener des propositions concrètes au groupe. Lors des multiples rencontres, nous avons par exemple parlé de distributeur de parole, de rapporteur, de facilitateur, de consensus, etc. Tentative réussie ? Tentative avortée ?
- Où en sommes-nous aujourd'hui ?
- Comment sont menées les rencontres préparatoires de la Démarche 2008 ?
- Comment les décisions sont-elles prises ? (Le nom, les dates d’étapes, l’itinéraire, le mode de gestion, le matériel, la modération de la liste de discussion, la question des ânes, le Communiqué de Presse, la cadence et la régularité des réunions, etc.)
- Comment se fait la transmission de l'information aux personnes intéressées par cette démarche ?
- Qu'entendons-nous par "collectif" ? Existe-t-il d’ailleurs un collectif de la Démarche?
- L'"Appel à la Démarche" peut-il être signé au nom du collectif comme c'est le cas actuellement ?
- C'est quoi, en fait, l'autogestion?
- Un cadre est-il nécessaire pour permettre l'autogestion de la Démarche? Si oui, le ou lesquels ?
Nous (
LaurentDombret
, Christelle,
Cathy
, Yannick et
Bastien
) pensons qu'il est vraiment important d'essayer de répondre à toutes ces questions au plus tôt pour, tous ensemble, prendre la marche du bon pied.
Étant donné que nous ne trouvons apparemment jamais le temps d'aborder ces questions-là pendant les rencontres de préparation de la marche, nous vous proposons de le prendre, ce temps : une rencontre-atelier dédiée uniquement à ces questions-là nous paraît tout à fait opportune. Non pas pour décider comment nous allons fonctionner pendant la Démarche (cela se discutera avec les démarcheurs présents), mais bien pour faire un état des lieux de nos modes de fonctionnement jusqu'à présent et pour ouvrir nos esprits à d'autres manières d'être ensemble.
Lors des deux mois de la Démarche 2008, nous aurons très certainement l'occasion d'expérimenter de nouvelles manières de communiquer et prendre des décisions en groupe. Pourquoi ne pas en discuter dès à présent, et tenter d’en appliquer une partie lors de sa préparation ?
Vous êtes motivés ?
Alors, RDV le jeudi 12 juin à Namur, au bout du Grognon ( lieu-dit super connu à Namur à +- 10 minutes de la gare) à 16h00 (avec un petit goûter-discutte en attendant ceux qui arriveront à 17h.00 pour monter sur la citadelle ;0)) pour enfin prendre le temps de nous poser ces questions d’organisation et de prise de décision.
Dans l’espoir que cette rencontre fasse de bons fruits bien sucrés à savourer ensemble.
LaurentDombret
, Christelle,
Cathy
, Yannick et
Bastien
avec les encouragements de quelques autres démarcheurs parmi vous.
NB : Comme pistes de réflexions de départ, il y a déjà le livre de David Vercauteren "Micropolitique des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives" (éd HB); les colporteurs de décroissance français ont laissé des
traces de leurs ateliers sur la discussion/décision au consensus;
le réseau Capacitation Citoyenne qui pourrait aussi nous aider à avancer dans ces réflexions-expérimentations; et d'autres qu'on ne connaît pas encore (les assemblées populaires en Amérique Latine, etc.)
Compte-rendu de la première rencontre à Namur (12 juin 2008)
Etaient présents
LaurentDombret
, Christelle,
Cathy
, Yannick,
Bastien
,
aMun
,
PapyBruno
et Jean-Pierre.
Animation de la rencontre
- Facilitatrice :
Cathy
- Scruteuse d’émotions : Yannick
- Distributrice de parole : Christelle
- Script/rapporteur :
Bastien
- Gardien du temps : sans
Note du script/rapporteur
Merci à ceux et celles qui font preuve d’initiative et d’audace (je pense à Christelle), qui ont insisté pour que cette rencontre voie le jour. Perpétuons le caractère ininterrompu de la remise en question de nos conditions de vie en groupe.
Contrairement au monde animal, l’humanité ne reproduit pas instinctivement à l’identique ses conditions de vie. Elle ressent le besoin constant de les réinventer sans cesse. C’est son œuvre, le sens des mouvements qui l’animent. Qu’il s’agisse d’apprendre à maîtriser le feu, ou bien de façonner une machine pour voler ou de bouleverser l’ordre social, que l’invention soit fortuite ou qu’elle résulte de nombreuses expériences, cette œuvre appartient à l’égalité aux deux sexes, même si l’oppression millénaire des femmes nous invite d’habitude à ne pas prêter attention à la part féminine de cette créativité. Et sauf à considérer la nuit avec ses rêves, ses amours, ses angoisses, comme un temps mort, l’histoire de ces mouvements est ininterrompue.
Camille SAINT-JACQUES,
Le mouvement ouvrier – Une histoire des gestes créateurs des travailleurs, Paris, éd. Max Milo, coll. L’Inconnu, 2008, p. 89.
Trace
09/07/2008 :
Bastien
Il est clair que je suis en retard pour l'envoi du texte (avant relecture, ajouts et notes aux huit participants). Mise en ligne ici le plus tôt possible. J'imprimerai et emporterai quelques exemplaires-papier au début de la d-marche à Lille pour en discuter encore et encore. Des tas de questions soulevées, de grands débats : une bien belle et difficile rencontre, en somme.
Compte-rendu du cercle "co-gestion - suite et certainement pas fin" en bord de Deûle (Lille, mercredi 02/07/08)
facilitateur: Bastien, puis Jiske
gardien du temps: Moïse
passeuse de parole: Christelle
scribe: Yannick
rapporteuse : Cathy
On a commencé par un bref résumé de la réunion de Namur (12/06/08).
On s'est posé la question des tâches à remplir pendant la Dé-marche. Attention, tâche et rôles sont deux mots bien différents! Quelles tâches sont nécessaires à identifier ? Dans les tâches à long terme (pour 3, 4, 5 jours ou plus): trésorerie, transmetteur des événements (récit, photos, contes, ...), les soins des ânes, approvisionnement. Pour les tâches à court terme : réveil, gestion des charrettes, les courses, veiller au calme pour le soir, cuisiner, faire la vaisselle, faire l'itinéraire, ouvrir et fermer la marche, veiller aux toilettes sèches, l'eau,...
Chaque décision prise en groupe peut être remise en question par le collectif à tout moment.
De quelle manière demande-t-on aux marcheurs de participer aux frais de nourriture ? : contribution libre en donnant tout de même l'indication qu'avec 3 ou 4 euros par personne, on mange bien et qu'il y a eu des frais pour la préparation de la marche (transports, téléphones, diffusion, ...)
En priorité pour la prochaine réunion : les savoirs vivre (Comment faire en sorte pour que chacun se sente bien au sein de la Dé-marche ?), De quelles manières va-t-on transmettre l'histoire de la Dé-marche? Qu'achète-t-on avec l'argent commun ?
Cathy
Je peux répondre à cette dernière question car j'ai , en plus du CR du 02, un CR daté du 05 (facilitateur: Stéphane, passeur de parole: Johnattan) dans lequel il en est question. Nous achèterons en commun: les fruits, légumes, oeufs, fromages, céréales, confitures, miel
Une caisse alternative, gérée par quelqu'un d'autre que le trésorier général (ou devrais-je dire le général trésorier...)sera créée pour: chocolat, café, viande.
Une proposition de méthode de décision : la décision au consensus consensus actif (mixte Didier/Yannick)
Nous avons vu que l’acte de parole peut véhiculer, renforcer des rapports de pouvoir à l’autre, ceci dans bon nombre de circonstances même au sein de collectifs en quête d’égalité, de démocratie, d’autonomie et de liberté il n’est pas rare d’assister à des réunions, rassemblement où la parole de chacun n’est pas véritablement prise en compte, écoutée où des rapports de pouvoir limite la participation.
Balayer des siècles de patriarcat, de sexisme, de compétitivité, de hiérarchie nécessite des balises, des modes de fonctionnements nous garantissant de parvenir progressivement à désancrer de vieilles habitudes qui nous empêche de construire ensemble. Il importe de faire nôtre nos idéaux en terme d’horizontalité, de responsabilisation, de démocratie, d’égalité.
Nous choisissons la décision par consensus pour un fonctionnement « horizontal », autogéré, favorisant l’imaginaire, la créativité, désireux de ne pas reproduire, véhiculer les mécanismes de domination, de pouvoir sur les plans individuels et collectifs, micro, mezzo, macro. Cette méthode de discussion/décision est la plus démocratique ce qui est consubstantiel à nos démarches de décroissance. Y parvenir est fondamental et requiert la participation, la volonté et la bonne foi de chacun-e.
Il s’agit de se donner les moyens afin d’être en mesure :
- de solutionner ensemble les réalités, difficultés, obstacles rencontrés
- de construire des décisions communes en se donnant la garantie qu’elles appartiennent réellement et activement à l’Ensemble
- de placer les jalons d’un mode de vie, d’organisation collective qui réponde de manière cohérente et profonde aux valeurs défendues
Cette méthode se vit dès lors qu’il y a un groupe (minimum 3 personnes), par ailleurs elle constitue une position de vie qui peut s’appliquer individuellement en tout temps et moment.
Le consensus ne consiste ni à atteindre un accord définitif ni à s’entendre sur tout. Il s’agit de façonner progressivement des propositions collectives en tenant compte des points de vue de chacun-e.
Les informations, objections, tendances de chacun-e sont réunies et synthétisées pour atteindre
une décision acceptable pour tou-te-s ou l’approfondissement d’une réflexion ou d’un projet. Le consensus nécessite un accord de base sur un ou des objectifs et requiert la volonté d’y parvenir ensemble. Le consensus marche si les interrogations et les inquiétudes individuelles sont étudiées par la créativité de chacun-e et avec la dynamique de toutes les personnes présentes. Les propositions doivent être réétudiées jusqu'à ce que tout le monde se sente à l'aise avec elles.
Le consensus permet non seulement d'obtenir de meilleures solutions aux problèmes posés mais aussi de développer la confiance entre les personnes présentes.
Etapes du consensus
1.Former un cercle, une assemblée de façon à ce que tout le monde puisse se voir
2.Présenter la méthode de consensus : Le-a facilitat-eur-rice explicite
- le mode de fonctionnement et les rôles pour que tout le monde puisse y prendre part et se porter volontaire.
- Le-a facilitat-eur-rice explicite (ou demande a..) les « signes », les codes de communication
- L’Esprit de consensus
3.Répartition de « rôles » au sein du groupe
Pour répartir les rôles il importe au départ que des personnes connaissant la méthode du consensus puissent guider et assurer pour une première le rôle de facilitation. Les rôles sont attribués sur base volontaire et soumis à l’accord du groupe.
Détails des rôles
Facilitat-eur-trice
Appelle à la réunion. Aide au processus, informe du mode de consensus, des codes (s’assure que les nouveaux venus soient informés) et balise son déroulement. Récolte et énonce les sujets à traiter : aide à évaluer l’importance et la facilité des thèmes à aborder, et aide à identifier ceux qui ne sont pas pertinents.
Il/elle propose des processus (ateliers, braingstorming, fresque, etc.) pour y parvenir. Il/elle résume les avancées du groupe et fait émerger les obstacles et inconnues à aborder pour poursuivre, énonce les suggestions.
Il/elle fait attention que tout le monde ait la possibilité de parler et que les gens restent dans le sujet, recentre si nécessaire.
Il/elle ne donne pas son avis et ne doit pas accaparer la parole. Il/elle a pour mission d’atteindre les objectifs dans le temps imparti, tout en restant inventif pour proposer le plus tôt possible la meilleure méthode.
Il/elle reformule, aide à la précision des consensus actifs dégagés par le groupe en s’assurant qu’il appartienne bien à l’Ensemble.
Rapporteu-r-se
A le même rôle que le facilitateur mais en atelier, il/elle raffine les propositions et rapporte informations et propositions finales en plénière
Scripte
Ecrit les suggestions, les inquiétudes et les décisions consensuelles, il transmet sur des supports de sorte à ce que ce soit visible pour tout le monde.
Gardien-ne du temps : Garde les yeux sur le temps, se sent responsable pour respecter le temps de discussion convenu.
Distribut-eur-rice de parole
Seconde le-la facilitateur/trice ou le rapporteur en s’occupant exclusivement de distribuer la parole dans l’ordre des mains levées en principe, il/elle peut juger nécessaire de faire parler une personne avant pour clore un sujet. Veillera à ce que chacun-e bénéficie d’un temps de parles, peut donc émettre des propositions en ce sens.
Scruteu-r-se de sensations
Observe l'atmosphère et comment les gens se parlent. Il/elle est notamment sensible à l’expression de comportements sexistes, aux rapports, mécanismes de domination, de pouvoir, de discriminations et intervient dans la conversation si nécessaire. Donne ses impressions après coup.
Clown-e
Intervient de manière humoristique pour relâcher l’atmosphère dans des moments de tensions, de grande concentration, de « fatigue ». Il crée des bulles d’oxygène et peut contribuer à la résolution de conflit en collaborant, entre autre avec le-a scruteu-r-se d’émotion.
Remarques importantes
- Tout le monde est responsable du bon déroulement du consensus et de l'atmosphère. Le/la facilitateur/trice et le/la scruteur/euse de sensations peuvent aider mais ils n'enlèvent pas aux autres participants de la réunion la responsabilité à faire aboutir le consensus. L’expérience vient par la pratique, à terme chacun-e doit être capable de tenir un de ces rôles.
- Les rôles sont dynamiques : chacun-e s’essaye, il est possible de modifier les rôles suivant chaque situation en cours de rencontre ou en début, en ajustant suivant la circonstance : petits ou grand nombre (parfois on gardera le-a facilitat-eur-rice qui pensera également au temps et un-e rapporteu-r-se).
Des rôles inconnus jusqu’alors se créent…
1. Rapporter tous les faits et informations importantes. Décrire et présenter clairement et simplement (à l’écrit si nécessaire) les points que l'on veut discuter.
2. Décider du temps que l'on veut passer en cercle et/ ou par points soulevés (plus de rapidité demande plus d’expérience et de concentration).
3. Choix du procédé : évaluation des sujets qui seront abordés en fonction du temps, des ressources et circonstances, du nombre. En grand groupe ou suivant le nombre de sujets : formation de petits groupes autour de chaque question, 5 personnes par groupe est idéal pour que tout le monde participe.
4. Si choix d’atelier : Nommer un rapporteur et un distributeur de parole par atelier. Il a pour mission de circonscrire le débat.
Lorsque le travail en atelier doit aboutir à une décision collective, il fera évoluer et raffiner une proposition potentiellement acceptable en cercle, assemblée. A la fin du temps imparti cette proposition doit être lue en atelier puis en cercle.
Lorsqu’il s’agit d’une réflexion, d’un débat sur un thème donné sans qu’il n’y ait de décision à prendre, le rapporteur s’attachera à élaborer un compte rendu de la discussion bref et simple.
Le processus peut utiliser une grande variété d’outils (tours de table, brainstorming petits papiers, théâtre...). Il doit prendre en compte les sentiments personnels et toutes les remarques.
5.Décision consensuelle en cercle ou assemblée
Lorsqu’il y a une décision à prendre, la proposition est lue par le-a facilita-rice-eur ou le-a rapporteu-r-se. Le-a facilitat-rice-eur aide à la précision de la formulation par le biais de quelques questions réponses qui n’ont que ce seul but, les débats se font en atelier uniquement.
S’il n’y a pas de consensus sur la proposition, le facilitateur aidera à dégager les points de divergence à prendre en compte en atelier avec ceux qui ont des objections ou des remarques.
S’il n’y a pas de décision à prendre, le rapporteur fait la lecture du compte rendu avec une courte discussion pour faire préciser quelques points ou appeler à la formation d’autres ateliers.
En cas de difficultés il faut peut-être déterminer de manière consensuelle d’autres outils de discussion et d’échange mieux adaptés au problème donné (théâtre, demande d’études, invitation d’experts, groupe de travail spécial, décision à la majorité…).
Rôle du cercle, de l’assemblée dans le mode consensus
Le cercle (ou assemblée) n’est pas un lieu pour les débats (sauf dans le cas où on le décide ensemble), il a quatre fonctions :
- Diffuser les informations ou restituer le travail en atelier (petits groupes)
- Identifier les problèmes et thèmes de discussion
- Valider ou pas de manière consensuelle (en utilisant des signes conventionnels) les propositions des ateliers.
- Renvoyer les ateliers au travail lorsqu’il n’y a pas consensus. Toute personne qui fait une objection s’engage à poursuivre l’amélioration de la proposition en atelier.
Tous les débats se font en atelier après avoir nommé un rapporteur qui rendra compte en plénière des propositions clairement et simplement formulée. Les ateliers ne comprennent que des participants intéressés ou concernés par les décisions à prendre.
L’esprit du mode de consensus
Explicité en ouverture par le-a facilitat-eur-rice, il peut recentré en cours de processus avec ces balises.
Simplicité : rester sur le mode horizontal, chacun s’exprime en toute simplicité humaine. Partager ses expériences ne signifie pas tomber sur l’expertise et les rapports qui en résultent.
Autolimitation : de ses interventions de sorte à ne pas répéter des interventions préalable mais à les compléter, émettre des interventions claires et concises. Afin de profiter de son temps d’intervention çà aide souvent de ne pas être « sur le coup de l’émotion », de maturer ce que l’on veut exprimer (l’attente provoquée par le nombre permet de relativiser).
Deuil de ses solutions : construire des solutions ensemble importe d’accepter que les solutions avec lesquelles chacun-e arrive au départ soient modifiées, déconstruites en tout ou en partie pour laisser place à la construction collective.
Non Jugement : chacun-e tente d’amener des points de vue, informations complémentaires de sorte à « construire », non détruire.
JE : Chacun-e parle pour soi, se représente (ses opinions, sentiments, propositions) et non pour les autres.
Ecoute active : Il s’agit ici de s’intéresser à l’autre, d’écouter les points de vue, de permettre à chacun-e de s’exprimer (certain-e ont besoin de plus de temps, sont moins à l’aise), tenter de comprendre au mieux, reformuler. L'écoute active est plus qu'attendre jusqu'à ce que l'autre ait fini de parler.
Coopération : Dans une prise de décision consensuelle, il ne s’agit pas de savoir qui gagne ou qui fait passer ses idées, mais bien de trouver les « communs » et de coopérer. La concurrence s’oublie et laisse place à l’inspiration mutuelle.
Responsabilité : Tout le monde est responsable de la prise de décision consensuelle.
Confiance : Il faut savoir faire confiance dans la capacité du groupe à évoluer ensemble et à développer, créer des possibles. En se partageant en atelier, il importe de faire confiance aux ateliers dans la capacité à prendre en compte toutes les objections imaginables et à prendre certaines pistes pour émettre des propositions.
A l’écart : Dans certains cas, après travail en ateliers, des personnes peuvent se tenir à l’écart de certaines décisions, sans bloquer le processus. Elles ne sont alors pas tenues de prendre part l’exécution de ces décisions.
Anticipation : Il est bon de suggérer les thèmes d’une assemblée dans une assemblée précédente pour pouvoir les mûrir. Une décision est mieux élaborée en plusieurs étapes : information/débat/décision, il faut du temps.
Les signes
Les signes sont maintenant utilisés par de nombreux groupes en Europe dans les discussions au consensus. Ils permettent de ne pas se couper pas la parole et de visualiser les prises de positions (accord, désaccord). Ils s’inventent, se transforment..
- Signe d’accord en agitant les mains
Ils permettent de repérer d’un regard le niveau de consensus qui se dégage au fur et à mesure que les propositions sont faites. Ils permettent d’éviter l’applaudimètre, et la répétition des idées.
- Doigt levé : pour demander la parole
- Moulin des mains : l’intervention traîne en longueur, s’utilise de façon « respectueuse », parcimonieuse.
- T composé avec les deux mains : problème technique, ne concerne pas les idées mais l’aménagement de l’espace de discussion ponctuel pour traiter la technique.
- Deux bras levés : demande d’intervention brève et urgente
- Point levé ou croix: bloc, Signe de désaccord, est accompagné d’une explication brève ainsi que d’une proposition.
Le
bloc doit bien sûr être utilisé avec grande modération, il est bien plus utile d’expliquer le problème et de proposer des solutions. Il impose à la personne qui bloque de participer à l’atelier qui traitera de ce problème délicat.
Un Résumé pour tableau
Méthode de décision par consensus
-Construction de décisions collectives
-Construction d’un mode de fonctionnement, d’organisation commune
-Résolution de problèmes
S’applique à des groupes variables : 3, 10, 1000, ..
Propose ≠ rôles :
-Facilitat-rice-eur
-Rapporteu-r-se
-Gardien-ne du temps
-Scripte
-Scruteu-r-se d’émotion
-Clown-e
Le contexte posé :
-Cercle
-Code de communication
-Esprit du consensus
Facilitat-eur-trice
1.Appel rencontre
2. Pose le contexte
-> Espace
-> mode de consensus
-> Code communication
-> Esprit du consensus
3.Enonce / appel suggestion
4.Aide au processus
-> neutre
-> reformule
-> recentre
-> propose des pistes de résolutions, des outils pour atteindre les objectifs
-> nomme / clarifie : amène à précisions sur les consensus
-> veille à la participation réelle
Rapporteu-r-se
Idem que la facilitation mais en petit groupe, il rapporte au grand groupe.
Scripte
Ecrit les suggestions, les inquiétudes et les décisions consensuelles de sorte à ce que se soit visible pour tou-s-tes.
Gardien-ne du temps
Garde les yeux sur le temps, se sent responsable pour respecter le temps de discussion convenu.
Distribut-rice-eur du temps de parole :
Seconde le-la facilitateur-trice ou le rapporteur en distribuant la parole dans l’ordre des mains levées
Scruteu-r-euse de sensation
Observe l'atmosphère / sensible aux rapports (pouvoir, discrimination, etc.), intervient si nécessaire et après coup.
Clown-e : relâcher l’atmosphère lien avec le-a scruteu-r-se d’émotion.
Une autre proposition de méthode de décision : le sondage approfondi (Laurent)
Voici une chouette méthode de décision, où tout le monde a le sentiment d'avoir été pris en compte (inventaire des propositions et des arguments) et où on objective un peu mieux les envies. Car le meneur ou facilitateur qui est capable de saisir pour 40 personnes -
qui n'ont pas la même capacité d'expression publique pour "défendre" leurs souhaits/besoins dans la construction de La "solution compromis parfait" (telle que proposée par le "consensus actif") ! -
- où se trouve le plus haut niveau d'approbation ou
- où se situe le "consensus" après discussion (interminable),
je ne le conçois pas bien ;-)
(copie d'un commentaire de
LaurentDombret
qui n'est lisible qu'aux personnes connectées)
A. Déroulement de la réunion
Pour un fonctionnement optimum en terme de démocratie, une prise de décision collective doit suivre un certain protocole, même si cela ralentit, dans un premier temps, l'avènement d'une décision. Selon
http://amopie.free.fr/reunion_decision.php :
1°) Appel à la réunion
Par le précédant meneur de réunion. Définition immédiate des rôles : nouveau meneur de réunion, nouveau distributeur de parole, ... Idéalement, le meneur de réunion ne s'exprime pas personnellement dans la réunion.
2°) Elaboration des objets de la réunion
Au moyen d'un tour de parole rapide, puis, par prise de parole distribuée, chacun exprime ses souhaits d'ordre du jour, ou apportent des infos au groupe.
Le meneur de réunion décide sur cette base des objets de la réunion, et lance le premier objet de la réunion.
3°) Elaboration des propositions
1. Rappel du sujet
Eventuellement, rappel du problème et d'informations attenantes. Par la/les personnes les ayant soulevés, ou quiconque le souhaite, sur demande.
2. Inventaire des propositions
Au moyen d'un tour de parole, puis, par prise de parole distribuée, chacun essaie de proposer des solutions (que l'on pourra encore appeler "propositions" ou "options"). Ce peut aussi être des propositions de compromis entre différentes options ...
3. Inventaire des arguments pour ou contre
Au moyen d'un second tour de parole, puis éventuellement, par prise de parole distribuée, ceux qui voient des arguments pour ou contre certaines propositions, les exposent.
B. Prise de décision
1°) Rappel
Le meneur de réunion inventorie les différentes propositions et arguments correspondants.
2°) Sondage rapide
Si, par un sondage rapide à main levée sur chacune des options (on ne lève la main que pour l'option qu'on préfère), la grande majorité est d'accord pour la même proposition, celle-ci est adoptée.
3°) Sondage approfondi
Sinon, un sondage est organisé comme suit :
chacun attribue (sur un tableau ou une feuille qui circule dans le cercle par exemple)
à chaque option un indice représentant la force de son désir ou de sa répulsion pour celle-ci. Par exemple : (-2; -1; 0; 1; 2). Une répulsion est considérée comme un désir négatif. L'inaction est considérée comme l'une des options. Il y en a donc au moins deux.
4°) Calcul
Pendant que le meneur de réunion lance le second objet de réunion, un personne s'occupe du
classement des options par ordre de somme des désirs décroissante.
Un espace pour s'exprimer en dehors des cadres et des commentaires de la page (menu de gauche)
- Ton avis (nous intéresse)
- Son avis (nous intéresse)
- Leur avis (nous intéresse)
+ où se situe le "consensus" après discussion (interminable),
je ne le conçois pas bien ;-)
Laurent
A. Déroulement de la réunion
Pour un fonctionnement optimum en terme de démocratie, une prise de décision collective doit suivre un certain protocole, même si cela ralentit, dans un premier temps, l'avènement d'une décision. Selon http://amopie.free.fr/reunion_decision.php :
1°) Appel à la réunion par le précédant meneur de réunion. Définition immédiate des rôles : nouveau meneur de réunion, nouveau distributeur de parole, ... Idéalement, le meneur de réunion ne s'exprime pas personnellement dans la réunion.
2°) Elaboration des objets de la réunion
Au moyen d'un tour de parole rapide, puis, par prise de parole distribuée, chacun exprime ses souhaits d'ordre du jour, ou apportent des infos au groupe.
Le meneur de réunion décide sur cette base des objets de la réunion, et lance le premier objet de la réunion.
3°) Elaboration des propositions
1. Rappel du sujet
Eventuellement, rappel du problème et d'informations attenantes. Par la/les personnes les ayant soulevés, ou quiconque le souhaite, sur demande.
2. Inventaire des propositions
Au moyen d'un tour de parole, puis, par prise de parole distribuée, chacun essaie de proposer des solutions (que l'on pourra encore appeler "propositions" ou "options"). Ce peut aussi être des propositions de compromis entre différentes options ...
3. Inventaire des arguments
Au moyen d'un second tour de parole, puis éventuellement, par prise de parole distribuée, ceux qui voient des arguments pour ou contre certaines propositions, les exposent.
B. Prise de décision
1°) Rappel
Le meneur de réunion inventorie les différentes propositions et arguments correspondants.
2°) Sondage rapide
Si, par un sondage rapide à main levée sur chacune des options (on ne lève la main que pour l'option qu'on préfère), la grande majorité est d'accord pour la même proposition, celle-ci est adoptée.
3°) Sondage approfondi
Sinon, un sondage est organisé comme suit : chacun attribue (sur un tableau qui circule par exemple) à chaque option un indice représentant la force de son désir ou de sa répulsion pour celle-ci. Par exemple : (-2; -1; 0; 1; 2). Une répulsion est considérée comme un désir négatif. L'inaction est considérée comme l'une des options. Il y en a donc au moins deux.
4°) Calcul
Pendant que le meneur de réunion lance le second objet de réunion, un personne s'occupe du classement des options par ordre de somme des désirs décroissante.
Sans cadre minimum, je vais personnellement ne pas arrêter de râler si je prends des initiatives dans ce "bordel" ...
Donc, autant laisser faire "les autres" ..., ne plus me sentir impliqué, et me laisser aller à profiter de ces vacances cools entre gens bien.
Voilà pour mon raisonnement !
Sinon, nous pouvons désirer certaines des fonctions tournantes suivantes (responsabilisation libre : cela reste entièrement de l'initiative personnelle, mais un cadre est prédéfini pour aider (pas pour contraindre) !!!) :
+ Contact presse téléphone
+ Contact presse visu
+ Responsable de la constitution de l'équipe "cuisine'
+ Responsable de la constitution de l'équipe "vaisselle"
+ Responsable "stock alimentaire"
+ Responsable "conduites des ânes et nourrissage"
+ Responsable "Collecte d'argent" ??
+ Responsables pour constituer petit cercle d'accueil des nouveaux
+ Responsable "Vidange des toilettes sèches"
+ Responsable de constituer l'équipe de définition de l'itinéraire, et de le proposer au cercle du soir
+ Responsable "Vérification qu'on a rien oublié sur le lieu d'accueil"
...
Mais je ne sais pas si ce type de méthode peut bien s'appliquer pour les besoins décisionnels de la marche ...
"Les êtres humains se distinguent des animaux par le télé-encéphale hautement développé, par le pouce préhenseur et par le fait d'être libre;
Libre est l'état qui jouit de liberté;
Liberté est un mot que le rêve humain alimente;
Il n'existe personne qui l'explique et personne qui ne le comprenne..."