Message de Mélanie (l'ânière)
Bonjour,
J'ai eu Hervé en ligne au sujet de mes sherpas. Pas besoin de certificat sanitaire pr traverser la frontière pcq ns restons en zone limitrophe. MAIS l'Europe virtuelle des fonctionnaires hors-sol n'entend pas laisser circuler librement d'innocents bourricots : il faut leur greffer une puce électronique (pardon, un microship)et obtenir un passeport européen. A partir de juillet 2008, même les bestiaux inactifs qui brouteront les mêmes pissenlits jusqu'à la fin des temps devront être identifiés de cette manière. Donc, marche ou pas, je suis censée le faire de toutes façons. Dire qu'on a marché jusqu'au Portugal sans qu'on nous demande le moindre papier pour les ânes... Ces mesures huxleyennes ont de quoi effarer. Un de ces quatre, il va passer par la tête d'un de ces commissaires foldingues de faire pucer les nouveaux-nés GPS inclus. Tout ceci part d'une de ces bonnes intentions qui pavent le meilleur des mondes : protéger la santé publique et exclure de la consommation humaine les bestiaux à qui on aurait administré certains traitements médicamenteux (alors que sur le formulaire d'identification on peut choisir d'exclure de la chaîne alimentaire son animal - eh bien ça ne suffit pas, faut quand même pucer !) En outre, ça coûte 48 euros par animal, et comme dit mon fiancé, c'est un moyen supplémentaire d'empêcher les gens de vivre avec peu de moyens. Le paysan qui veut cultiver avec sa vieille jument devra commencer par payer des frais de dossier, le microship et le temps que passera le vétérinaire à remplir les papiers ! Bon. Soit je les fais pucer et je me dis que c'est pas dramatique, on a d'autres combats sur le feu, peut-être plus importants ; soit je refuse le puçage, et j'assume les tracassouilleries qui s'ensuivront. Dans le premier cas, aucun inconvénient à ce que, si qq'un a un van, on commence directement à marcher avec vous depuis Lille. Dans le 2e cas, on vous rejoint à pied depuis leur prairie condruzienne - en marchant bien on peut vous rejoindre à Maubray le 12 ou 13 juillet.
réalisé en logiciel libre (
Autour de thématiques qui ont fait plus ou moins l’objet de discussions antérieures
Concernant la dénomination de la démarche 2008 et la définition de ses objectifs :Underlined TextLes idées étaient partagées entre :
• D’une part, revoir son appellation (entre marche de la décroissance ou la démarche de l’après- croissance), revenir sur l’idée de décroissance, se baser sur de nouveaux textes fondateurs et un nouveau manifeste
• D’autre part, s’en tenir à l’idée de « moins de biens, plus de liens », tout en gardant le mot démarche, et en restant en accord avec les textes écrits à l’occasion de la démarche 2007 (cfr : L’esquisse, reprenant les idées maîtresses)
Mais également :
• D’une part, revisiter l’ancrage idéologique et repeser la dimension politique de la démarche au préalable.
• D’autre part, se lancer dans l’aventure avec l’optique de rentrer dans une D-E-M-A-R-C-H-E, quitte à ce que sa dimension idéologique se précise pendant la marche
Ainsi s’est posée la question d’une certaine préfiguration de la démarche sur le plan politique et idéologique. De même que la délimitation de son organisation s’est vue questionnée : faut-il une organisation qui soit plus ou moins relâchée ou plus ou moins structurée, sachant que pour certains, trop de structures sous entend trop d’attentes, et que cela peut nuire.
Elle s’est définie comme devant être spatio-temporelle, non seulement on marche pour aller où mais également pour aller quand (vers cette après croissance, déjà mais seulement pour certains).
Concernant l’ouverture et l’accessibilité la démarche à toutes et tous :
Pour tendre vers une ouverture, il faut contacter des personnes, des initiatives qui poursuivent des objectifs proches des nôtres. Partant de cela, dans le cadre de la préparation, il serait intéressant d’avoir des moments ouverts à la discussion sur la marche mais également d’avoir des moments dédiés à la recherche de coopérations variées.
Se dispatcher serait peut-être nécessaire pour trouver des initiatives intéressantes à rencontrer lors de la démarche, et cela, à l’intérieur du périmètre qui a été défini antérieurement. (cfr carte) et dans un délai relativement raisonnable.
Côté champs-Côté ville
Deux aspects qui ont été débattues : une prédominance pour le coté champêtre, axée alors pour certains sur l’importance de la marche, ou bien se confronter à une certaine précarité au sein des villes.
En tous les cas, l’idée est de proposer des lieux variés partant de la vision personnelle de chacun rendant la chose plus riche. C’est également une ouverture de ce point de vue-là, dans ce sens, la marche peut avoir sa place en ville. Un groupe de marcheurs peut être démunis en ville, dépourvus de repères. Pour cela, il y a moyen de trouver quelque chose à faire, peut-être des gens qui vivent dans une décroissance forcée.