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Touring

[ Modifier ] * Proposé par (... et vous?)* Dernière modification le 16 Janvier 2011 à 12h34
Levé de boucliers dans le n°165 (novembre 2008) du Touring explorer, le magazine du premier club automobile belge, et donc le principal lobby automobile belge.
(En italique: le texte des articles)

Calme et recul! - nous demande la rédactrice en chef, dans son blouson en cuir sur la photo. (...) Les banques seront de plus en plus réticentes à octroyer un crédit aux particuliers que nous sommes. - déplore Hedwig Teck.

Le hic c'est que nous, citoyens de ce pays, nous avons besoin de crédits pour acheter maisons, appartements et voitures.

Elle nous vante ensuite l'Audi A1 en couverture, et poursuit: (...) à l'instar de tous les autres services et biens de consommation, l'automobile demeure l'un des grands pourvoyeurs d'emplois dans notre pays. Il faut donc que toutes ces entreprises puissent faire tourner usines, ateliers et bureaux.

Et c'est là qu'elle s'adresse à nous: (...) L'autre jour, j'endendais un "altermondialiste" réclamer une révolution, notre société devait, selon lui, passer de la croissance à la décroissance. "Moins consommer" disait-il, sera notre seule planche de salut.

Et de conclure: (...) j'ai beaucoup de mal à croire que ce qui a construit la richesse de nos pays puisse être abandonné demain pour vivre "mieux avec moins" (...)



Cet éditorial n'annonce que timidement la couleur de qui suit. Page 62, soit après les rubriques Voyages (en avion) et Escapades (en bagnole), au milieu des pages Life style et Automobile s'inserre la section Mobilité et son premier article: Le droit à la parole

On y apprend la création d'une cellule "Droit à la Mobilité" chez Touring qui rappelle que les clubs automobiles sont devenus les porte-parole de leurs adhérents automobilistes. Et pour cause: Les automobilistes contribuent largement à maintenir le budget de l'Etat en équilibre, mais quand il s'agit de fixer les mesures qui réglementent ou influencent l'usage de la voiture, ils n'ont pas voix au chapitre.

Après viennent quelques larmes sur l'état déplorables de nos routes (leurs routes, devrais-je dire), un véritable patchwork de revêtements asphaltés en tous genres disposés côte à côte, avec çà et là une ornière pour endommager les pneus des voitures ou contraindre les motards à effectuer de périlleux exercices d'équilibre afin d'éviter la chute.

Suivent les chiffres: 4,5 milliards sont affectés aux transports publics et 1,5 milliard à l'infrastructure routière Par an? en Euros? On peut le supposer. Qu'entend-t-on par infrastructure routière, cela comprend-t-il les parkings, les voiries régionales ET communales, l'épandage, la police, les services d'urgence, ...?

La raison de tout cela: certains décideurs politiques mettent tous leurs oeufs dans le panier des transports en commun et du vélo (...) C'est vrai qu'il devient difficile de sortir de chez soi sans se retrouver dans un enchevêtrement de pistes cyclables et rails de tram...

Conséquence: les investissement dans l'infrastructure routière restent dérisoires par rapport à l'ensemble des dépenses publiques (...) Mmmm, c'est vrai qu'entre le budget de l'armée, de l'enseignement et de la sécurité sociale, celui des routes doit faire pâle figure (là je suis sérieux :))

Pourtant, tout le monde sait que la pollution automobile n'est jamais aussi forte que... dans les embouteillages. Donc, pour l'écologie, construisons plus de routes, logique!

Le plaidoyer continue sur une double page, demandant entre autres choses l'extension de la capacité routière, l'usage parcimonieux des ralentisseurs de vitesse et autres chicanes qui transforment les routes en un parcours d'obstacles qui accroît le stress, voire l'agressivité des conducteurs, fait fortement augmenter la consommation de carburant et renforce localement les nuisances sonores, d'oser prendre des décisions importantes comme le bouclage du ring d'Anvers ou du ring de Bruxelles ou encore la promotion du schoolpooling et des zones "kiss & ride" (surtout éviter que ces chères têtes blondes utilisent les trop nombreuses pistes cyclables et lignes de trams, voir supra)

Pour conclure: N'en déplaise à certains partis politiques qui ne sont pas vraiment des amis de la voiture, nous continuerons d'insister pour que triomphent le bon sens et la raison dans tous les débats qui contribueront à déterminer si vous pourrez continuer à rouler ou si ce sera bientôt la paralysie.


Pour ce libérer de notre accoutumance au tous automobiles de papa...

Merci Ol, voici quelque liens...

dm_cercle