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Démarche de l'après-croissance 2008, évaluation

[ Modifier ] * Proposé par (... et vous?)* Dernière modification le 19 Mai 2009 à 15h41
Une intro(spection)
Une évaluation des présents
Une évaluation des absents
Une vue d'ensemble de ce qui se fait en ce moment
Une large perspective de ce qui pourrait se faire

Petit historique de la préparation de cette évaluation : Une rencontre « hasardeuse et pleine de surprises »


On a voulu faire une évaluation de la Dé-marche 2008 avec du recul. Tous n’étaient pas convaincus de l’utilité de cette évaluation. Recul il y a eu : presque deux mois ont passé depuis la marche. Tous n’avaient pas envie d’attendre autant [comme pour recevoir ce compte-rendu].

On a fixé des dates et des idées : du 24 octobre à partir de 18h00 au 26, même heure : deux gros jours.

Christelle disait ceci : […] l'idée n'est pas de juste partager nos vécu, de discuter et puis voilà, je pense que c'est intéressant d'aborder l'évaluation par thème, en discutant en petits groupes, en utilisant des méthodes à inventer,... en fait je pense juste que ça ne s'improvise pas, il serait intéressant qu'un groupe se mette en place pour préparer tout ça (tout en restant évidemment ouvert et disponible à toutes les surprises du moment). Aussi possibilité de faire appel au réseau capacitation citoyenne.[…]. Bonne idée.
Simon disait cela : [...] Pour le "programme", etc..., perso au moins j'en sais avant de partir au plus ça m'intéresse ... ;-). Suis pas trop chaud pour des "horaires-ateliers-sous-groupes", mais plutôt une bonne rencontre hasardeuse et pleine de surprises. Mais ceci n'est qu'un avis [...]. En effet, ce n’est qu’un avis et on peut comprendre.
Et Christelle rétorquait ça : […] évidemment que cette rencontre sera hasardeuse, pleine de surprises comme l'a été la marche mais moi je sais que si c'est le joyeux bordel tout le we ça ne me conviendra pas. Je propose qu'on se retrouve dès samedi matin pour en discuter […].
Finalement, aucune préparation n’a eu lieu.

Et comme tout le monde n’avait pas envie ou ne pouvaient pas bloquer deux gros jours pour cette évaluation, Laurent et Bastien ont proposé un point culminant d’évaluation officielle l’après-midi du dimanche ; ce qui n’empêchait pas ceux qui étaient sur place de cogiter ensemble bien avant. Bien vu.

Au final, ces deux gros jours d’évaluation ce sont réduits à ce point culminant officiel mais ni Bastien, ni Laurent ne sont venus. Par la suite Laurent dira : […] Pour ma part, je ne suis pas venu principalement à cause de ma non volonté à affronter la distance en train-bus et le mauvais temps dimanche. Et puis aussi peut-être un peu en signe de protestation contre la façon dont nous faisons les choses ... Car si les personnes plus académiques ou appréciant la structure se désintéressent de ce mouvement, ce sera pas chouette […]. Jean Pierre prend la peine d’un mail pour appuyer cet avis.

Compte-rendu de l’évaluation de la Dé-marche du 26 octobre 2008


Sens de cette rencontre : Voir dans quelle dynamique on est en ce moment à la suite de ce que nous avons vécu l’été dernier.
Accueil : les habitants du Château Tutu. Merci à eux, en particulier à Ben qui était là pour concrètement nous recevoir et aussi à Yannick qui ouvrait aussi sa porte à quelques uns si nécessaire ou si envie.
Animation : à la fois un peu personne et un peu tout le monde.
Passeur de parole : à la fois un peu personne et un peu tout le monde.
Prise de notes : Cathy, volontaire désignée, face à sa subjectivité.

Assesse, dans le salon, après une bonne matinée de pressage de pommes [un grand merci à Christelle pour avoir provoqué ce moment simplement savoureux]. On était une vingtaine.
Nous n’avons pu faire qu’un long tour de parole en exprimant chacun au moins un point positif et un point négatif de la Dé-marche 2008. Puis, nous avons commencé à exprimer nos diverses espérances vis-à-vis de cette aventure pour le moins remuante.
Dois-je vous rappeler que ces notes ne sont pas l’avis global des Dé-marcheurs ? Non.
Impression d’ensemble : les « anciens » Dé-marcheurs semblent être sortis fatigués de cette Dé-marche alors que les « tout frais » sortent ravis de l’expérience.

Les points positifs :

  • La volonté de transmettre les savoirs et savoir-faire. Ce n’est pas toujours évident car ça demande beaucoup d’énergie et d’attention mais ça permet de partager les pouvoirs et d’intégrer agréablement les nouveaux marcheurs ;
  • Le vivre ensemble permet d’apprendre sur soi au sein d’un groupe ainsi que sur la dynamique de groupe ;
  • Le fait de marcher est propice à des rencontres singulières ;
  • On se parle tout le temps et c’est fondamental pour que ça marche ;
  • Nous nous sommes créés des repères communs de production et de consommation ;
  • La logistique que nous avons choisi (autonome et durable) parle d’elle-même de qui nous sommes ;
  • Elle a eu lieu, simplement ;
  • Le colportage (ex : à Maubray, ça a cartonné) ;
  • L’accessibilité de cette marche a permis d’y accueillir toute une diversité de personnes (sans abris, enfants, personnes à mobilité réduite, …) ;
  • Notre réflexion sur le minimum nécessaire pour qu’un groupe fonctionne s’est enrichie, on avance ;
  • On a encore envie de se retrouver ensemble après cette marche [du moins les personnes présentes] ;
  • Pas mal d’entre nous ont envie de continuer cette aventure de Dé-marche par une marche ou des tas d’autres projets [j’y reviendrai]
  • La mise en pratique que par leur seule présence, tout un chacun apporte quelque chose au groupe, même si ce n'est pas de l'aide logistique, d'où très peu de reproches entre les gens et une participation fondamentalement non calculatrice ;
  • Dans le cercle, la distribution méthodique de la prise de parole, qu'on a réussi à plus ou moins systématiser.
  • Sentiment d’un joyeux bordel inévitable ;

Les regrets :

  • La tentative d’ouvrir la marche à tous a pris de la place sur l’espace de débat ;
  • L’aspect colportage n’a pas été suffisamment présent ;
  • Comme le groupe était très instable par les allées et venues des personnes qui le composaient, la transmission devait souvent être reprise depuis le début, le groupe passait donc trop de temps à maintenir l’organisation minimale (fonctionnement de survie) ;
  • Il n’y a pas eu de temps bien définis d’expérimentation pure (ex : ne pas du tout dépenser d’argent pendant 2 ou 3 jours) ;
  • Comme l’itinéraire était plus citadin - donc plus rude, il était moins aisé que dans un univers champêtre de trouver de l’énergie pour nous ressourcer et « rayonner » ;
  • S’être retrouvés parfois seuls à porter une expérimentation pour tout le groupe. Parfois, les personnes qui ont lancé une idée ou une expérimentation n’ont pas pu l’assumer entièrement ou assurer son cheminement jusqu’au bout ;
  • Cette marche était trop longue ;
  • De nombreuses personnes ont été incommodées par la présence de personnalités marginales, ou en tout cas, de la manière dont nous l’assumions ou pas ;
  • Un sentiment d’inertie et de dispersion ;
  • On parle beaucoup plus que ce qu’on fait pratiquement ;
  • Les ego persistant à se manifester, les cercles s’attardaient souvent sur des détails ;
  • Les difficultés d’organisation ;
  • L’énergie était présente mais nous n’avons pas su comment l’utiliser de manière concrète ;
  • Les ambitions sont démesurées en fonction du temps et de l’énergie dont nous disposons ;
  • Notre manière de nous déplacer d’un point à l’autre n’a pas été suffisamment prudente. On parle même d’inconscience ;
  • Quand il n’y a pas de chef, on est tous chefs de soi-même et l’expérience humaine en pâtit car l’individualisme ressurgit ;
  • Nous avons perdu beaucoup de temps au rangement et re-re-re-tri des charrettes (en particulier celles de la nourriture). On a cherché où était le sel au moins une cinquantaine de fois ;
  • Difficile de comprendre comment fonctionne le groupe ;
  • Sentiment d’un joyeux bordel inévitable.

Quelques réflexions à bâton rompu :

  • Ne nous prenons pas pour des têtes de ponte, les choses s’accélèrent, nous sommes peut-être bien déjà dans l’après-croissance.
  • Ne serait-il pas plus sage d’être moins gourmands, moins prétentieux ? Plutôt que de tout miser sur un gros événement ponctuel, on pourrait se pencher davantage sur les petites initiatives qui nous animent aujourd’hui [j’y reviendrai, c’est la même chose : les initiatives].
  • Les cercles de parole sont très importants dans la Dé-marche, c’est ce qui permet de nous entendre de nous comprendre, de créer ensemble et d’accueillir ensemble les nouveaux.
  • Attention, ne cloisonnons pas trop les différents types de marche possibles. L’enjeu de la Dé-marche est justement de faire le lien entre les questions de subsistance au regard des points de vue social, écologique, économique et toutes les autres singularités qui nous sont propres dans la vie au quotidien [c’est compliqué mais c’est indispensable. Dites-moi si je fabule. Je préfère le savoir au plus tôt].
  • Nous ne sommes pas là pour apprendre à survivre quand ce sera la débâcle mais pour envisager ce qu’on peut mettre en place maintenant en tissant des liens entre nous.
  • Comment peut-on contribuer à la création du changement social à partir de cet outil Dé-marche ?
  • On s’est beaucoup épuisés par les contraintes que nous nous sommes fixés par souci de cohérence [définition de cohérence : harmonie logique d’ordre intellectuel qui exclut la contradiction interne] à tout prix. Résultat, nous nous sommes centrés sur l’intérieur du groupe. On ferait peut être mieux de nous questionner davantage sur le sens [définition de sens : connaissance intuitive et immédiate d’une chose] de nos choix.
  • Quand on marche, on est fort dans la consommation. Si on veut tendre plus vers la production, on a besoin de moins se déplacer. Mais on ne cherche pas tous cela dans la Dé-marche. Certains y cherchent un média efficace de colportage et pour cela, la marche itinérante est idéale [mh, dilemme].
  • Il se dégage une volonté partagée par un certain nombre d’entre nous de plus de clarté, plus de précision, plus de cadre.
  • La logistique mise au service des gens serait un moyen de colportage intéressant à expérimenter.
  • Notre expérience et notre discours sont très fleur bleue par rapport à la réalité d’autres pays.
  • La Dé-marche de l’Après-Croissance n’a jamais constitué UN groupe mais a fait émerger DES groupes.

Et les personnes qui ne sont pas venues ce jour-là? Et celles qui n'avaient pas encore tout dit ?


[les extraits de mails échangés sont tirés de la liste de discussion de la Dé-marche]:

Papy Bruno nous confie toute la confiance et l’espoir qu’il porte à la Dé-marche : […] "Démarche" est devenu pour moi le signe de mon adhésion à la vie, à l'avenir et au changement et ce quelque soit nos réussites, nos échecs, nos cafouillages, nos désillusions. Pour poursuivre "Démarche", je persiste et signe.
Démarche 2008 fut tout autre chose que 2007. Mais à mes yeux, elle fut surtout marquée par la confiance que nous avons donné à ces amis et à ces inconnus qui sont venus rejoindre "Démarche", qui l'ont fait vivre et puis qui l'on quitté en laissant les suivants la porter jusqu'au bout. C'est l'expérience de Démarche animée par une confiance plus grande que nous et que je continue à vouloir accompagner avec respect et amour.


Laurent - en bon élève non dénué d’esprit critique - fait son devoir de son côté en écrivant ce qu’il a aimé et ce avec quoi il n’était pas en phase [c’est repris dans le compte-rendu de l’évaluation] et nous partage ses réflexions sur la dynamique de groupe :
  • Il est bon de débuter avec des porteurs de projet qui en ont bien conscience et qui l'assument. Et évaluer si ce nombre de porteurs de projet est suffisant pour l'entreprise, ou s'il est préférable de reporter ou d'annuler. Le concept "noyau mou qui n'assume qu'à moitié" ne donne pas de résultat positif : on veut tous que l'entreprise se fasse, mais personne ne s'en sent vraiment responsable (voyez comment a été pénible et molle la décision du lieu et de la date de cette évaluation ...). La dynamique globale s'en ressent très fort !!!!!
  • Il est bon de clarifier les objectifs et le cadre à l'avance. Ils sont déterminés par les porteurs du projet, et non pas par les futurs participants au projet, qui s'attendent logiquement à les voir déjà définis. La Démarche 2008 a été pour moi un long bivouac altermondialiste mais non "politique". L'ambiance n'était pas assez au débat et à la culture, plutôt à la vie de groupe simple et automatique. C'était le plus facile à mettre en oeuvre ... Avec la prise de décision, qui reste encore bien éloignée de ce que j'imaginerais être un processus de consensus. Nous nous surestimons.

Kosta [d’une manière bien propre à lui] approuve Laurent et nous partage ses réflexions entre autres à propos de l’organisation et la motivation :
  • Organisation / Non-Organisation : selon lui, entre organisation et non-organisation, on peut trouver un équilibre. Tout organiser ou tout désorganiser nous met forcément dans le déséquilibre. Les deux pôles ayant étés à peu près expérimentés, où va-t-on décider de se positionner sur la balance ?
  • La Motivation : Kosta rappelle qu’avec la fameuse phrase « C’est celui qui le dit qui le fait », il est très facile de démotiver quelqu'un. Respecter la motivation des autres est quelque chose de très important

Antoine - présent presque jusqu’au bout le jour de l’évaluation - ressent une soudaine envie de remettre un peu les choses en perspectives [comme c’est très long, je résume]: Il nous rappelle qu’il y a toujours eu certaines personnes à certains moments pour maintenir la motivation des troupes. Il ajoute : Qu'est ce qui nous a manqué... Savoir le vivre... ensemble? […] Mais tout au long des préparatifs, de la marche et maintenant de l'après-marche, j'ai entendus "LES PAS CONTENT"... * que nous sommes tous un moment où l'autre […]. Nous imaginons tous comment la démarche pourrait évoluer...comment cette marche, notre vie, le monde pourrais être meilleurs,... J'espère aujourd'hui sincèrement que les critiques se feront par la construction de quelque chose de neuf... plutôt qu'un regard négatif posé sur le passé... Qui à mon sens prends le pas de plus en plus sur notre optimisme et notre créativité... Quelqu'un à dis pluzoum ceci: "soyez l'acteur des changement que vous voulez voir...." […]. Savons-nous l’appliquer ?


Simon [aussi présent lors de l’évaluation presque jusqu’au bout], révolté, s’emporte aussi un peu. Même histoire : les pas contents d’un côté, ceux qui ont lancé ou supporté des initiatives de l’autre.

Laurent, stoïque, essaye de comprendre tout haut : Je crois que s'illustre simplement ici des modes différents de relation au monde. Ca sert à rien à priori d'essayer de nous convaincre les uns les autres de notre bonne manière de raisonner, tout s'est peut-être joué avant nos 3 ans, on n'a pas choisi grand chose de ce à quoi nous nous identifions ... ;-) On se lit, on s'écoute, et on s'apprécie beaucoup. C'est déjà bien suffisant comme souhait de groupe […]. Pour monter le plus haut possible en efficacité, il faut nourrir ET la convivialité ET l'organisation collective. Merci Laurent.

Depuis que la Dé-Marche existe : des tas d’initiatives dans tous les sens







  • Et d’autres initiatives qui sont toutes prêtes à éclore :
    • Une réflexion sur ce qui nous anime profondément à travers la Dé-marche (Laurent)
    • Une piste de séminaire avec Christian Arnsperger sur la « critique de l’existence capitaliste » (Papy Bruno)

A nous de relancer en douceur vers une prochaine ... marche


Martine : […] Je prendrai l’image, certes un peu naïve : un beau panier douillet pour y déposer chacun son, ses œufs-on peut même les mettre à côté du panier. Le sujet : la marche de l’été : je prends ce sujet-là. Bien sûr, il y en a plein d’autres à faire : en même temps/ après/ par d’autres( d’autres pistes ont été lancées ) Mais cette marche pour moi n’est pas finie. Parce qu’elle est encore perfectible (dans le sens faire du mieux qu’on peut). Parce que marcher, c’est montrer que l’on est là, qu’on bouge. Parce que marcher avec son matos de survie, c’est une action ludique, un exemple concret de décroissance -même s’il est ponctuel et un peu artificiel- et pas facile (certains connaissent déjà bien ce mode de fonctionnement, d’autres moins). Parce que marcher ensemble, c’est vivre ensemble, décider ensemble, chercher ensemble (bien sûr, cela prend du temps, je me parle surtout à moi-même qui suit une grosse impatiente). Parce que bivouaquer ensemble, c’est la vie de tous les jours en dehors de nos habitudes. Voir l’autre de près, de tout près ! [Un million de scénarii alléchants] Je n’écris ceci que dans le but, en fait, de dire : alors on s’y met et quand ? Peut-être pas demain mais dans 2,3 mois [ça, c’est pour maintenant]. Cà vous dit ?

Yano nous remet en mémoire le plaisir que lors de cette Dé-marche, l’imaginaire aie une place, que la création et les variations itinéraires soient possibles, qu'il y aie de la souplesse pour que l’inconnu puisse nous saisir, pour que les ressources individuelles puissent se vivre au sein du groupe et apporter a celui-ci (les plans récup’, des visites de personnes ressources, de projets proposés, des massages, la participation a des points d’orgue militant pour celles et ceux qui s’y ressentaient...) […] il (m’)était possible de démarcher réellement, d’être en processus. Pour moi c’est ça, mon sens de la démarche et je m’y suis retrouvée. […] Pied de nez à la gestion, c’est la digestion qui a droit à un espace confortable, douillet, a une attention toute particulière. Je ressens que la digestion doit pouvoir exister davantage au sein de la démarche, qu’elle nécessite d’être considérée pour sa valeur (dans tout processus), son essence. Qu’elle nécessite davantage d’espace, d’expression.... c’est la que l’imaginaire individuel et collectif prennent leur place une fois de plus.

Hervé (+ Ponpon + Christian) : Je viens de recevoir un message de Ponpon qui avait accueillit la démarche à Maubray en juillet. Il est partant pour recevoir la marche à nouveau, voir le message ci-dessous. Par ailleurs Christian l'ébéniste dont j'ai parlé pour les charrettes organise une grande fête début juillet et aimerai aussi accueillir les marcheurs (il habite à coté de chez Ponpon).

Ponpon : Bonjour les marcheurs. On refait un Camping en 2009. L'idée, et c'est le premier contact que je prends en ce sens, c'est de faire au moins deux lieux. Le premier ressemblerait fort à ce que nous avions l'année passée (question organisation & ambiance).
Le second serait dévolu à la démarche (ou /aux démarches/) de la décroissance, de l'après-croissance et l'organisation (je parle des horaires, des activités, du rythme etc.) de cet endroit-là serait laissée aux expérimentateurs que vous êtes. Je pense qu'il serait intéressant, sur l'un des deux endroits, de développer (mais longtemps en amont) une réflexion sur la souveraineté alimentaire, pour le dire de façon très large. Nous avons à Tournai un fort actif groupement d'achat qui poursuit cette démarche depuis une dizaine d'années, qui pourrait prendre cet aspect-là en charge et serait prêt à se lancer dans des expériences communes. Je crois donc que nous pourrions développer l'autonomie des composantes du Camping tout en ménageant de larges moments de rencontres et d'échanges. Notamment autour du "pôle alimentaire". Vous pouvez me dire ce que vous en pensez? Si ce serait bien qu'on se rencontre, qu'on discute plus avant de cette organisation etc.? En attendant de vos nouvelles, grand salut amical!


Françoise : Je viens à vous au sujet d'une ..peut-être.. future démarche 2009, sous forme de marche, caravane de l'après-croissance, de démarches en tous genres...Y'en a t-il qui sont partant pour amorcer la turbine, du moins à apporter des idées ... Je repense au mail de Hervé qui date déjà (voir ci-dessous) à propos de Maubray... On pourrait envisager un week-end quelque part comme épicentre, point d'aboutissement de mini-marches au départ de divers lieux qui se rejoignent là et point de démarrage d'autres marches qui termineront vers de multiples lieux...un lieu de rencontres et de discussion de démarches personnelles
Laurent : Oui, se voir, trouver l'excuse de la marche pour nous permettre de nous cotoyer un peu plus longuement que le temps d'une visite officielle l'un chez l'autre ou d'une action... Mais l'énergie à mobiliser semble non disponible. Sans porteurs de projet, jamais de miracle :-) Mais ne nous fions pas aux apparences : nous cherchons simplement le bon concept qui va ré-enthousiasmer... Si je pouvais encourager certains à prendre les rênes : pourquoi pas la faire courte et rassembleuse cette année ? Je la vois donc
  1. courte (max. 15 jours - donc pas besoin de trop de démarches pour les lieux d'étape),
  2. très rassembleuse (on vient tous plus ou moins dans les mêmes dates),
  3. massive et organisée au niveau de sa publicité (off-set) et
  4. éventuellement thématisée : le thème de l'emploi, de l'irrationalité des représentations actuelles concernant l'emploi, et de comment nous penserions nous organiser collectivement pour répondre aux besoins individuels semble idéal pour moi.
Pour ma part, je ne suis pas trop trop tenté par des mini-marches qui se regroupent ou autres, je veux être noyé dans une masse anonyme :-) :-) Mais les goûts et les couleurs ...


Alors, cette Dé-marche ?! Quelle(s) forme(s) va-t-elle donc prendre cette année ? On se voit enfin pour en discuter ?
Voici un sondage qui vous propose des dates pour avril : http://www.doodle.com/by8ba2cnnkeiuk4e

| Mes impressions...
Passionnant compte-rendu !
N'ayant pas participé à la D-marche 2008, mon point de vue se veut plutôt théorique.
J'avais déjà émis les réserves sur le plan de cette D-2008: trop grand, trop long, trop lourd. Je désirais voir émerger une Marche plus aboutie et connectée à la précédente. Plus politique dans le sens global du terme en évitant les récupérations et les grand-messes trop fréquentes. Des citoyens à la rencontre d'autres citoyens dans un esprit ouvert et vaillant à la fois.
Mais bon, le passé est passé par là et emporte les feuilles de l'oubli.

Je caresse toujours l'espoir de prolonger l'expérience D2007 dans une douce mouvance, des petites marches de une à deux semaines. Basée sur le besoin de rencontre, avec l'expérience du passé comme avantage déterminant, cette initiative pourrait répandre les idées grâce à sa récurrence et sa pertinence. Des actions ponctuelles, des découvertes du possible et des débats réellement publics seraient des repères pour les marcheurs-euses.

Dans le chaos ambiant de notre société de terreur, nous pouvons encore et toujours faire pousser les fleurs d'espoir et ouvrir autant d'esprits à autre chose que le conformisme nourri par la peur.

A nous d'en décider, nous avons montré que c'était possible.

TNT
evaluation2008 -> Discussions: Vous ne disposez pas des permissions nécessaires.


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| Haa le fameux compte rendu!
Merci Cathy, c'est super complet et chouettement présenté.
On enverrais cela sur la grande liste démarche? A titre de lettre d'info?
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